Pr Yao POTCHOO : renforcer la qualité de l’enseignement et la recherche dans les universités

Pr Yao POTCHOO, 2e vice-doyen de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé, Togo

Pr Yao POTCHOO
2e vice-doyen de la Faculté des sciences de la santé de l’Université de Lomé, Togo

Maître de conférences agrégé en pharmacologie, 2e vice-doyen de la Faculté des sciences de la santé de Lomé en charge du Département des sciences pharmaceutiques et responsable de la structure de recherche universitaire en sciences pharmaceutiques, il est chef du service de la pharmacie du CHU Sylvanus Olympio de Lomé.

RÉHABILITATION DE LA FILIÈRE PHARMACIE DE LA FACULTÉ DES SCIENCES DE LA SANTÉ DE LOMÉ

Financé par la Fondation Pierre Fabre depuis 2011, le projet repose sur trois leviers d’intervention : la modernisation des infrastructures (salles de cours et de travaux pratiques) et de l’équipement, la consolidation de la filière pharmacie (travail sur le syllabus des études, participation à des congrès) et l’appui à la formation des enseignants (élargissement des capacités d’enseignement).

NOUS AVONS BON ESPOIR, AVEC L’AIDE DE LA FONDATION, DE FINALISER LES CONDITIONS DE NOTRE AUTONOMIE DANS LES PROCHAINES ANNÉES.

Pouvez-vous nous présenter la filière pharmacie de Lomé ?
“Elle compte 196 étudiants dont cinq à sept obtiennent chaque année le doctorat en pharmacie, diplôme d’État. Nous couvrons progressivement les besoins du pays, tant dans le secteur public (les hôpitaux, les laboratoires d’analyse, la Direction de la pharmacie, du médicament et des laboratoires [DPML], les programmes de santé, la Centrale d’achat des médicaments essentiels et génériques [CamegTogo], une structure publique qui approvisionne les formations sanitaires publiques) que dans le secteur privé (officines, structures d’approvisionnement privées agréées, structures de fabrication…). Le Togo a besoin de professionnels pharmaceutiques qualifiés pour sécuriser toute la chaîne du médicament, et notamment pour éduquer les patients car l’efficacité d’un médicament dépend aussi des conditions de stockage et d’utilisation.”

Où en est la collaboration avec la Fondation Pierre Fabre ?
“La Fondation nous accompagne sur le volet de la formation des formateurs. Pour délivrer une formation de qualité, nous avons besoin de formateurs de qualité ! Nous n’avons pas encore d’enseignants de rang A (maître de conférences agrégé) sur l’ensemble des disciplines pharmaceutiques clés, alors que nous en avons besoin pour stabiliser l’équipe enseignante.”

Quelle est la prochaine étape ?
“Nous nous préparons à voler de nos propres ailes ! Il y a aujourd’hui une volonté politique de former notre propre personnel, associée à un afflux d’étudiants dans les facultés du pays. Nous avons posé les bases d’un enseignement pharmaceutique de haut niveau et nous avons bon espoir, avec l’aide de la Fondation, de finaliser les conditions de notre autonomie dans les prochaines années. “

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