Essentiels à une progression sanitaire durable, les soins de santé primaires se développent pourtant de façon inégale dans les pays du Sud. Pour y remédier, la Fondation Pierre Fabre s’implique dans les déserts médicaux.

Plus de trente ans après la déclaration d’Alma Ata, qui visait à garantir la santé pour tous en l’an 2000, force est de constater l’échec. Malgré de nombreux progrès, une large part de la population mondiale a vu son état sanitaire stagner, voire se détériorer. L’accès aux médicaments et au traitement des maladies infectieuses telles que la tuberculose et le paludisme reste un problème dans de nombreuses régions du monde. Plus de 6 millions d’enfants de moins de 5 ans meurent chaque année de maladies guérissables ou évitables, et environ 300 000 femmes de complications liées à la grossesse, à l’accouchement ou au post-partum (rapport OMS/Banque mondiale/Unicef de 2012). Les inégalités sont criantes : l’Afrique supporte à elle seule un quart de la charge mondiale de morbidité, et représente une part infime du budget consacré à la santé à travers le monde, selon l’analyse de Médecins du Monde réalisée à partir du rapport sur la santé de l’OMS en 2006.

Déjà mobilisée sur l’accès aux médicaments, la Fondation Pierre Fabre a naturellement élargi son champ d’action à la prévention et aux soins primaires, autour de la mère et de l’enfant. Elle offre pour cela son soutien financier à des ONG déjà en place, ayant prouvé toute leur légitimité. Partant du constat que l’accès aux soins est freiné par leur financement, mais aussi par l’éloignement géographique, elle concentre ses choix sur les déserts médicaux des pays du Sud.

Aux côtés de ces ONG, la Fondation subventionne ainsi le développement de structures médicales précieuses dans des zones particulièrement isolées et démunies. Elle veille en permanence à ce que l’offre de soins soit qualitative, et rigoureusement adaptée aux besoins locaux.