Maladie chronique grave d’origine génétique, la drépanocytose atteindrait chaque année plus de 300 000 enfants en Afrique subsaharienne . Des chiffres inquiétants, qui ont conduit la Fondation Pierre Fabre à combattre sur le terrain cette maladie peu médiatisée, dès 2006.

Environ 50 millions d’individus dans le monde sont porteurs du trait drépanocytaire et donc susceptibles de transmettre cette affection génétique de l’hémoglobine à leur descendance. Maladie emblématique des populations du continent africain et de sa diaspora, elle limite l’espérance de vie des malades en l’absence de soins adaptés : on pense que la moitié des enfants décèdent avant l’âge de cinq ans en l'absence de prise en charge.

Sur le continent africain, où l’on dénombre déjà dans certains pays jusqu’à 2 % de nouveau-nés atteints, la maladie risque de prendre de l’ampleur. On y attend en effet un véritable boom démographique, avec un milliard d’individus supplémentaires à horizon 2050. Il semble donc urgent d’investir dans la recherche thérapeutique, dès à présent. En plus des traitements destinés à soulager la douleur et à lutter contre les complications, il est nécessaire de développer un traitement de fond limitant la transmission de la maladie.

On en est encore loin cependant. En attendant, la Fondation concentre son action sur le dépistage néonatal de la maladie, peu répandu en Afrique, et sur l’accès aux soins. A partir du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose (CRLD) qu’elle a créé à Bamako, sa stratégie vise à essaimer des compétences ailleurs sur le continent et dans la zone caribéenne, et de développer des coopérations Sud-Sud efficaces.

Pour plus d’informations sur la drépanocytose, découvrez l’interview de Gil Tchernia, Professeur d’hématologie.