Pouvoir s’appuyer sur leurs propres spécialistes du médicament constitue un facteur de progrès inestimable pour les pays du Sud. Face à ce constat, la Fondation Pierre Fabre a fait de la formation un axe d’intervention prioritaire.

Chacun le sait, surtout depuis la Déclaration de Kampala en 2008 : la pénurie de personnels qualifiés constitue un lourd obstacle à la santé publique dans les pays les moins avancés. Envoyer des fonds et des médicaments, sans les accompagner de ressources humaines adéquates, relève d’une stratégie inefficace sur le long terme.

Cette réalité, Pierre Fabre la connaît parfaitement lorsqu’il crée la Fondation. Aussi oriente-t-il son action vers la formation de pharmaciens et de spécialistes du médicament. Selon lui, intégrer des professionnels aguerris dans les systèmes de santé des pays les moins avancés constitue le seul moyen d’offrir un accès durable à des médicaments de qualité.

Avec l’appui d’un réseau d’universitaires français, la Fondation se consacre ainsi à la rénovation des cursus pharmaceutiques dans les pays du Sud, et gère la formation d’enseignants et d’étudiants, parfois jusqu’au doctorat. Sur un autre volet, elle aide les Etats à lutter contre l’essor spectaculaire des faux médicaments. Elle renforce pour cela les moyens et les compétences de leurs laboratoires de contrôle qualité et autres centrales d’achat.

A terme, la Fondation Pierre Fabre entend élargir son expertise à l’ensemble des personnels de santé, aussi bien en formation initiale qu’en formation continue. A ce titre, elle développera l’enseignement à distance, en plus des cours présentiels déjà déployés. Il s’agit pour elle de répondre, dans les pays du Sud,  à des enjeux de santé publique de plus en plus complexes.