Lutte contre les faux médicaments

Les faux médicaments constituent un fléau dont les conséquences sur la Santé Publique sont graves, voire dramatiques.

Le pourcentage de faux médicaments atteint 30% dans les pays pauvres et, dans de trop nombreux pays d’Afrique, il est courant que près de 50% des médicaments disponibles soient des faux.

Que ce soit les consommateurs, les laboratoires pharmaceutiques ou l’Etat, tous les acteurs sont concernés par cette activité criminelle. Il existe trois types de faux médicaments :

- les produits contenant les bons principes actifs mais sous-dosés ou sur-dosés,
- les produits ne contenant aucun principe actif,
- les produits contenant des impuretés, d’autres principes actifs que ceux annoncés, voire des substances toxiques.

Toutes les questions relatives aux brevets et droits de propriété constituent une problématique différente et rendent plus complexe la compréhension du phénomène du faux médicament. La Fondation Pierre Fabre n’intervient pas sur ces questions économiques et juridiques.

En revanche, la Fondation Pierre Fabre oriente son action autour de deux axes :

- la réhabilitation de laboratoires nationaux de contrôle de la qualité des médicaments
- la sensibilisation des populations et des décideurs



12/10/2010 - Cotonou, Bénin - Appel de Cotonou

Sous l’égide de la Fondation Chirac, la Fondation Pierre Fabre s’est fortement investie dans l’organisation d’un rendez-vous international réunissant à Cotonou, à l’invitation du Docteur Boni Yayi, Président de la République du Bénin, six chefs d’Etats africains en exercice, le ministre de la Santé du la République Démocratique Populaire du Laos et de nombreuses autres personnalités internationales.

L’appel de Cotonou avait pour objectif d’alarmer sur les conséquences sanitaires, économiques et sociales qu’engendre le fléau des faux médicaments.

L’objectif final étant d’aboutir à une mobilisation de l’ONU en vue de l’établissement d’une convention internationale visant à criminaliser ce fléau dévastateur dans les pays du Sud et qui, désormais, n’épargne pas les grands pays occidentaux.
Depuis le 12 octobre 2009, près de trente pays ont ratifié l’Appel de Cotonou et plusieurs initiatives ont alimenté et renforcé la mobilisation internationale contre les faux médicaments et, en particulier, l’Union Européenne qui a adopté en février 2011 une nouvelle directive, validée par le Parlement européen renforçant les instruments contre les médicaments falsifiés pour mieux protéger les patients en sécurisant le circuit de distribution, en particulier sur Internet.

Appel de Cotonou 

 

 

République de Guinée Conakry

guinee Comme à Cotonou au Bénin, la Fondation Pierre Fabre s’est engagée à renforcer les capacités du Laboratoire National de Contrôle de la Qualité de Guinée Conakry, selon la même méthodologie, visant à mettre l’accent sur la formation des hommes et des femmes pharmaciens et pharmaciennes, sur la dotation en matériel simple permettant de réaliser les analyses physico-chimiques de base (dosage, identification du principe actif, …), apport en documentation et aide à la rédaction de procédures.
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Le Bénin

benin4Les accords liant le Gouvernement du Bénin et la Fondation Pierre Fabre ont été signés à Cotonou au cours d’une cérémonie officielle le vendredi 28 juin 2002.
L’usage rationnel du médicament, son approvisionnement et l’assurance qualité sont les composantes essentielles de la politique pharmaceutique en vigueur au Bénin, sur lesquelles la Fondation Pierre Fabre a décidé de concentrer toute son attention.
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