Aujourd’hui, la dermatologie en milieu tropical doit à la fois
éradiquer les maladies graves et soutenir les populations
face à des pathologies certes courantes, mais stigmatisantes.
Une évolution que la Fondation Pierre Fabre accompagne.

Avec un taux de prévalence moyen de 30 %, les maladies de la peau constituent un problème préoccupant dans les pays du Sud. Indépendemment des plus critiques, comme la lèpre, la plupart d’entre elles sont bénignes. Mais elles peuvent donner lieu à des complications sévères : chez l’enfant, un impétigo peut mener à une insuffisance rénale. Et toutes sont stigmatisantes, car visibles et souvent contagieuses. Premières causes de consultation médicale, ces maladies sont souvent soignées dans des centres périphériques, manquant cruellement de spécialistes et peu formés aux pathologies non prioritaires. Une situation préoccupante, d’autant que la population exprime un réel besoin.

La Fondation Pierre Fabre considère qu’il est temps d’agir. Tout d’abord parce qu’au XXIe siècle, on ne peut plus supporter la persistance de maladies dévastatrices et souvent évitables, comme le noma, une stomatite gangreneuse accablant les enfants les plus vulnérables. Ensuite, parce que les instances nationales et internationales se mobilisent peu contre les maladies les plus banales, d’une gravité relative mais d’une ampleur importante. Or la simplicité et le faible coût de leur prise en charge augurent de son efficience.

La Fondation articule ainsi son action autour de deux axes : poursuivre l’élimination des endémies tropicales les plus inquiétantes ; accompagner un maximum de personnes face à des maux plus bénins. Ses programmes reposent notamment sur la formation du personnel médical. Un levier puissant, pour des résultats durables.